poèsie en liberté

poèsie en liberté

Mariage

 

Le jour où sur tes pages s’inscrira "mariage"
Je me ferai sage pour porter ton nuage
A l’abri des présages porteurs d’orages
Et protéger l’extase de ton bel âge

 

Je masquerai mes peurs de larges bouquets de fleurs
Et parfumerai mon cœur de ton seul bonheur
Pour préserver l’ardeur de ta tendre chaleur
Et gagner les faveurs de ton adorateur

 

Je veux voir dans tes yeux briller le feu précieux

 

Et croire en tes voeux prônant des jours heureux

Car une vie à deux c’est bien sûr merveilleux
Et que c’est trop peureux de penser périlleux

 


08/05/2016
0 Poster un commentaire

Tourments

 

Mon corps ne répond plus, au plaisir disparu,
De faire l'ingénue, pour éclairer ta vue,
Il a perdu l'éclat, et guette le trépas
D'un coeur un peu trop las, pour poursuivre tes pas

 

Au fond, si notre amour a perdu son velours
C'est qu'au fil des jours, le temps se fait plus lourd
Et même si la raison me porte vers l'illusion
Je n'aime pas les saisons où se noient les passions

 

Je voudrais retenir mon envie d'en finir
Ne pas oser l'écrire, c'est déjà te mentir
Car je sens bien trop fort, que tous ces vains efforts
Ne sont plus qu'un confort pour retarder la mort

 

De notre vie à deux, qu'on avait rêvée mieux
Mais qui n'a plus l'élan, que l'on porte à vingt ans
Qui fait que trop d'adieux, nous poussent au sérieux
Et qu'on a plus le temps de perdre un seul instant

 

Alors si ton sourire peut encore me guérir
Tu vois, c'est le moment, de bien montrer les dents
Et puis mieux me tenir pour m'empêcher de partir
Vers de nouveaux serments et bien d'autres tourments

 

 


27/04/2016
0 Poster un commentaire

Bâtisseurs

 
Louables enfants qui sur leur coin de sable
De terres friables forment châteaux stables
Peuplés d’aimables et malléables diables
Issus de fables à nos yeux imperméables
 
Eux qui gardent sur ce monde improbable
L’envie non coupable de bien des capables
La force enviable de croire au durable
Face aux imbuvables vagues qui accablent
 
Injoignables à bien des vocables
Leurs gestes affables défient l’effaçable
Leurs citadelles en deviennent imprenables
Et leurs rêves à jamais impérissables
 
 

07/05/2016
0 Poster un commentaire

Espoir

 

Pourtant, un jour viendra, on les remerciera
Ces poètes oubliés aux doigts d’encre teintés
Ils portent à bout de bras des jours tous les éclats
Quand, même fatigués, ils nous portent à aimer

 

Eux qui prônent l’espoir du fond de nuits trop noires
Et qui bien qu’à l’écart, préservent leur regard
Masquant leur désespoir pour ne pas décevoir
En guettant le départ de leurs propres brouillards

 

En silence, ils s’absentent soigner leurs déchéances
Pour remplir d’espérances leurs nouvelles errances
Eux aussi ont le droit de douter de leurs choix

 

Ils choisissent l’oubli plutôt que le mépris
Et c’est à l’infini que leur cœur nous sourit
Quand ils transforment en joie nos plus petits émois

 

 


01/05/2016
0 Poster un commentaire

Terre

 

Si j'étais petit ver
Je creuserais cette terre
Où reposent les pieds
D'une foule sclérosée

 

Si j'étais un serin
Je me passerais bien
De perdre la raison
Au rythme des saisons

Pour me faire ruisseau
Je choisirais mon eau
Sans trop de pourritures
C'est pas dans ma nature

 

Et si j'étais un feu
Je ferais de mon mieux
Pour rester sous couvert
Et éviter l'enfer

 

Mais je ne suis qu'un homme
Sous l'arbre d'où tombe une pomme
Qui croit que c'est un droit
De squatter cet endroit
Sans penser un instant
A la teneur du temps

 

 


08/04/2016
0 Poster un commentaire


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser