poèsie en liberté

poèsie en liberté

Saisons

 

Je suis de toutes les saisons, la fraîcheur des printemps, la langueur des automnes. Je suis ce roseau penchant et le chêne labritant. Je suis lardeur des étés et la froideur des hivers. Je suis de toutes les saisons, fidèle au vent léger, rebelle au temps passé. Lorage qui gronde au loin et leau qui doucement sécoule sous mes pieds. La lave expulsée et la neige cristallisée. Je suis de toutes les saisons, fidèle au vent léger, rebelle au temps passé. Je suis le nuage qui court, le brouillard qui sinstalle, la feuille qui tombe et loiseau qui se pose, la rosée qui se forme et la glace qui se brise. Je suis de toutes les saisons, jai la légèreté du flocon et la rudesse du rocher, la douceur de la mousse, la noirceur du corbeau.

  

 Je suis de toutes les saisons, celle des moissons et celle des vendanges, le pain que lon tranche et le vin que lon tire. Jai lhumidité dune aquarelle et la rugosité dune huile séchée. Je suis lombre qui se pose, le jour qui se lève, je suis le rapace qui guette, le lièvre qui fuit, je suis la pluie et le beau temps, arc-en-ciel de nuances entre ciel et terre. Je suis de toutes les saisons fidèle au vent léger, rebelle au temps passé. Je suis la pleine mer et toutes ses marées basses, je suis moitié blanche, moitié noire, un soupir entre deux croches, lespace qui relie deux vides. Je suis du couchant et du levant, du Nord et du Sud, de laxe qui sincline, de cette perpétuelle rotation, de la ronde des heures, de la course des aiguilles. Je suis de toutes les saisons, de la porte qui claque à la fenêtre qui souvre, dune larme de joie au sanglot du remord, je suis le haut des cimes et le creux des vallons, la tendresse du pastel et la force dune sanguine. Je suis les jambes qui frémissent, la tête qui se pose, le bras que lon lance, la main que lon retient. Je suis la plume et le papier, le verbe et laction, je suis lange qui passe et le passant qui attend.

 

Je suis le lien que lon tisse, le nœud que lon délie. Jai le cœur tendre et la dent dure, je suis laimant et le repoussant, lamant survolté et la femme blessée. Jai loisiveté des gens bien nés et la faim du mendiant. Je suis la promesse de laube et le jugement dernier. Je suis de toutes les saisons, fidèle au vent léger, rebelle au temps passé.


26/04/2018
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Bourgeons

le bourgeon nouveau me ravit

le vert des feuilles me nourrit

et soudain je resplendis

 

le renouveau se fait sentir

une nouvelle chance à ceuillir

d'autres joies à venir

un hiver à finir

 

goinfrons nous de ces plaisirs

chérissons ce que l'on voit grandir

ce que l'on sent vieillir

tant qu'il nous est donné de receuillir

possible d'offrir, offert d'en jouir


17/04/2018
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Pagaille

 

Y a comme une pagaille

Après le travail

Pour que ça s’en aille

Ce rythme infernal

 

Y a comme une urgence

Avant les vacances

Que ça recommence

Le temps de la danse

 

Y a des surenchères

Passés les hivers

Qui font l’été fier

Brûlant comme l’enfer

 

Y a comme un complot

Planté dans ton dos

Que tu seras moins beau

Même plus rigolo

 

Y a ce compte à rebours

Tous ces drôles de tours

Qui font que les jours

N’ont aucun retour

 

Y a comme un absent

C’est le temps présent

Qui s’enfuit dans le vent

Dès qu’on serre les dents

 


17/04/2018
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Méditerranée

J’suis pas cette Méditerranée qu’on m’avait enseignée

Celle qui reste bien rangée, qui évite le fracas, ne hausse pas la voix

J’suis pas du genre à éviter les vagues non désirées

Je suis de l’Atlantique. Je suis une romantique

Des temps pas si lointains mais encore incertains

J’ai le cœur qui flanche, le corps qui se casse

Si je tombe à genoux c’est que mon âme se noue

Chez moi y a des tempêtes qui brisent les fenêtres Et dans mes marées basses y a le vide qui menace

J’ai pas cette sagesse là de ces mers réputées Pour leur tranquillité ou leur fiabilité

Je ne sais pas caresser sans cesse le même rocher

Quand le temps change de couleur j’ai des envies d’ailleurs

J’suis pas cette méditerranée, de cette immensité de paisibilité

De celles au goût d’éternité que tant souhaitent admirer

Je ne suis qu’un tas de remous qui tient à peine debout

Pour calmer mes débords, parfois, pourtant je cherche aussi un port


17/04/2018
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14 juillet

 

Cest un petit brin de Paix
Que j
avais ramassé
Perdu sur le pavé
Un joli soir d
été

 

Je lavais accroché
Au bord de mon panier
Un peu comme un bouquet

Dherbes séchées

 

Puis bien protégé
A labri des ondées
Pour le voir fructifier
Et le faire partager

 

Un quatorze juillet
Il sest fait massacré
et quelques jours après
On l
a même égorgé

 

Bien sûr jétais peinée
Mais aux bords des près
Les fleurs de liberté
Ne cessent de pousser


17/04/2018
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