poèsie en liberté

poèsie en liberté

Instants choisis

 

Textes écrits dans le cadre de l'atelier d'écriture "plumesdedansplumesdehors"

 

Au coin du feu ....

 

J’ai toujours aimé les feux de bois. Leur odeur est celle des secrets confiés et des airs de guitare, des soirées de partage et des heures solitaires.

Dans notre maison, le salon et sa cheminée, étaient mon refuge. Les flammes peuplaient ton absence et le crépitement du petit bois brisait le silence.

Je lui ai confié mes doutes et mes peurs. Il m’a regardé danser puis pleurer.

Un soir je lui ai jeté mon alliance et je suis partie.

 

 

Assise sur le bord de la fenêtre ....

 

je pense aux poètes disparus et à leur professeur, montant sur son bureau en les entraînant à faire de même.

Une image forte pour tous ceux qui tentent de gagner quelques hauteurs. Et ce n’est pas un hasard si en réunion de travail, il m’arrive parfois de placer une jambe sous mes fesses pour assoir ma position.

Je conseille cependant aux maniaques du centimètre supplémentaire de reposer quelques fois les pieds sur terre. Rien n’égale le contact direct de nos orteils sur le sol. Aucun talon, même compensé, ne bouleverse à ce point la qualité de l’air respiré.

Et le regard que nous portons sur ce monde n’a que la beauté que nous lui accordons.

 

 

 Assise devant ma tente....

 

les jambes croisées, je pense au peuple indien.

A cette opportunité qui leur était donnée, selon la légende, de sentir et de préparer leur mort.

Mais aurais-je cette chance de voir la mort approcher et de partir à sa rencontre un sourire au bord des lèvres ?

 

 

Les pieds dans l’eau ....

 

A peine plongés dans l’eau, mes pieds atteignent déjà le fond de la petite mare et me quittent peu à peu. Enfin détachés de ce corps si pesant ils reprennent leur liberté d’être.

Bientôt mes jambes iront les rejoindre dans ce bain de plaisirs qui rappelle l’enfance.

En brisant un instant le calme apparent, je laisserai tomber mon corps entier dans cette eau bienfaisante.

La tête en avant, je plongerai dans le monde du silence pour retrouver ma voix intérieure.

 

  

Allongée dans l’herbe.... 

 

le soleil caresse mon visage et mes traits se détendent à sa chaleur.

Les bruits extérieurs se font musique douce.

Mon corps se pose et s’expose sans fard à la lumière.

J’imagine ton regard sur moi. Il ne scrute pas l’étendue de mes rides mais sourit à mes premiers cheveux blancs.

Je tapote mon ventre, ce petit bedon naissant, prémices de la ménopause.

Je ferme les yeux, touche l’herbe séchée du jardin.

Je trouve ta main, mes doigts se nouent autour des tiens et l’instant se fait précieux.

 

 

 

 



08/01/2016
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