poèsie en liberté

poèsie en liberté

Premier baiser

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » et je n’en avais que seize mais pour encore bien longtemps.  

A la porte du garage d’une boom qui avait trop durée. Et oui, bien chagrinée d’être par trop restée, assise les jambes croisées que tu daignes te lever. Pourtant c’était bien toi qui avait fait ce choix, c’était mon tour à moi d’être ta prochaine proie.

Bien sûr que tu étais beau, bien que pas très costaud mais bon c’était ton nom que toutes portaient en cordon. Il ne fallait pas dire non, il n’y avait aucune raison de battre pavillon face à ta décision.

C’était par trop flatteur de cueillir tes faveurs et puis c’était mon heure de ne plus avoir trop peur. Mais face à ta lenteur je ne retenais plus mon cœur.  Alors c’est sans rancœur que j’ai joué au déserteur en fuyant la chaleur de ton œil séducteur.

Dehors il faisait froid pourtant j’étais au chaud isolée de la sono et de ce maudit disco. Respirant au repos mon air loin de ton dos.

J’étais sortie de la pièce, déjà moitié en miettes essayant de retrouver mes quelques vérités. Bah oui c’était loupé, j’avais dû me tromper. J’étais restée absente de tes futures conquêtes. Pourtant moi j’étais prête pour cette nouvelle planète.

Embrasser un garçon qui portait ton prénom c’était un bonne façon d’apprendre la chanson. Une fin qui me donnerait faim de connaître ce festin,  et d’être prise en main. Et là, même pas une danse me laissant une avance sur une prochaine chance.

Tout ça c’était foutu, mon beau rêve perdu, avant même que d’y avoir mordu. J'étais aussi déçue que dépourvue. Mes yeux se sont noyés sans que je l’ai demandé. Mais quand je me suis retournée c’est toi qui me rejoignait et mes jambes ont vibré.

Alors j’ai bien vite essuyé les larmes engagées, je me suis repositionnée, je crois que j’ai prié. Je ne savais pas trop quoi faire, mais surtout pas déplaire. Puis tout m’a échappé quand tu t’es approché. Il y a eut comme un sourire que je ne n'ai pas su retenir et que tu es venu cueillir.

Mes lèvres ont frétillé, cela a dû t’amuser ou t’exciter. Il n’y avait plus d’issue et ça tu l’as bien vu, collant ta pleine bouche à la mienne pétrifiée. Une voiture s’est garé, l’heure avait sonnée et mes parents venaient me chercher.

Si je frémis encore c’est que cela valait de l’or, comme un premier baiser, comme une éternité.



28/05/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 9 autres membres