poèsie en liberté

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Poésies


A un ami

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Cher Saint-Exupéry
C'est du fond de mes nuits
Que j'étouffe mes cris
Et sans cérémonie
C'est pour toi que je prie

 

Le renard ce midi
En passant m’a souri
Je n’ai pas démenti
Ce qu’il avait compris 
Oui c'est de mal en pis

 

Puis il est reparti
Courbé vers son ennui
Si notre paradis
Se mue en tragédie
C'est pas à cause de lui 

 

Sans aucun préavis
Tous ils nous sacrifient
Ceux qui chantent et rient
Doivent être punis
Ou mieux anéantis

 

Tout le ciel s'assombrit
De trop de jours de pluie
On pose des bougies
Pour éteindre sans bruit
L'angoisse qui nous lie

 

Mais si notre survie
Ne tient plus qu'à ce prix
Vers quelle philosophie
Vont se perdre nos vies
Et que devient l'envie

 

Les roses engourdies
Toutes de blanc fleuries
En leurs beautés meurtries
S'offrent à l'infini
Dans un triste Paris

 

Si dans mes insomnies
Mon cœur s'affole il vit
Pour défier l'agonie
Puis soudain il me crie
Sers-toi de la magie

 

Un peu plus aguerrie
Un crayon je brandis
Puis dans une éclaircie
Teintée de nostalgie
Je trace une poésie

 

Dès qu’une étoile luit
Sans fin je te relis
Je renie l’apathie
Et chéris le joli
J’en oublie l’ennemi

 

Alors sans frénésie
De regrets envahie
Mais pleine d’ironie
Ce soir je te le dis
Non ils n'ont rien compris 

 

 


08/05/2016
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Naissance

Dans mes chemins parcourus je n’ai rien reçu
Qui m’ait plus émue que ton sourire entendu
Du bout de ce nuage abritant ton jeune âge
Et créant tant d’ombrage à d’autres langages

 

Rien ouvert de plus cher que ce clair mystère
D’une chair sous tes paupières, enfin devenue mère
Rien touché de plus doux que ton crâne si mou
Posé là dans mon cou sans plus de garde-fou

 

Rien goûté de plus chaud que ton souffle au repos
Sur ma peau frémissante et déjà prête à tout
Sans plus de mots si beaux pouvant en faire écho
Que depuis je te l’avoue tu me suis partout

 

 


12/03/2016
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Tu leur diras

 

Tu leur diras n'est-ce-pas la douceur de ma peau
Et tu leur confieras tout cet amour en moi
Puis combien j'ai lutté pour garder le plus beau
D'un destin si peu enchanté bien avant toi

 

Tu leur liras n'est-ce-pas la teneur de mes mots
Et toutes ces larmes trop longtemps contenues
Pour ne pas réveiller la douleur dans leurs dos
Et respecter la mère qu'ils avaient attendue

 

Tu leur diras n'est-ce-pas cette femme que tu as vue
Et puis l'enfant perdue en laquelle tu as cru
Peuplant mes pauvres souvenirs de ton si doux rire

 

Tu leur diras n'est-ce-pas combien je l'ai aimée
Cette vie que pourtant, j'ai souhaité déserter
Mais qu'on ne peut grandir sans parfois en souffrir

 

 

 


08/06/2016
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Mistral gagnant

Et non il n'est pas mort et même il chante encore
Toujours bavard avec sa guitare et son foulard
Plus fort que les remords qu'il fait taire en accords
Il n'est pas des départs marqués par le hasard

 

Il est bien des êtres qui savent renaître
Quand sur une écorce ils peuvent graver leur force

Il est bien des fenêtres qui demeurent ouvertes
Quand on désamorce toutes nos entorses

 

Face au soi disant et autres bien pensants
Il n'y a rien de plus beau que de tourner le dos
Ni de plus puissant que de le faire en chantant

 

Il est des mistrals brisant toutes les rafales
Quand même au fond du puits on sent l'étoile qui luit
Et que le principal reste le chant des cigales

 

 

 

 


05/05/2016
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Les fleurs de l'âme

  

Est-ce à Baudelaire que je dois ce goût des vers
Ou aux alcools d’Apollinaire certes je m’y perds
Alors qu’au petit matin clair c'est bien à jeun
Que je m’évade d’un rien au son du serin

 

Aurais-je été plus sage sous ta plume Ronsard
Cultivant plus d’une page à la fleur de mon âge
Moins libertine sous les doigts de Lamartine
Frôlant la mutine à l’heure des Matines

 

Sans doute un fardeau pour Verlaine et Rimbaud
Fût-il si beau ou si ivre ce grand bateau
Mais bien mieux armée pour les yeux de Mallarmé
Demeurant apeurée mais en rien libérée

 

Mais de Musset la muse sans autre excuse
De ses douces nuits j’en veux et j’en abuse
Dure pour Villon mais tendre avec Aragon
A en perdre la raison en toutes saisons

 

Et même si Hugo me surveille de bien trop haut
Demain dès l’aube oui je soignerai mes mots

 

 


12/03/2016
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